WEBER Nicolas Adolphe, Echo et Narcisse, 1869
Huile sur toile
 
 
Le peintre est connu comme un peintre d'histoire (il réalise de nombreuses scènes mythologiques) et de scènes de genre. Il eut comme professeurs Laurent-Charles Maréchal, Léon Coignet et Alexandre Cabanel. Il fréquenta les Beaux-Arts de Paris à partir de 1860. Nicolas Adolphe Weber a exposé des oeuvres au Salon entre 1865 et 1882 et reçoit une médaille en 1867.


Les deux personnages sont représentés dans un cadre bucolique. Narcisse est représenté nu, allongé sur son vêtement rouge, au bord d'une étendue d'eau dans laquelle il admire son reflet. Son bras est tendu pour lui permettre de se pencher le plus près possible du bord de l'eau. Echo est représentée à proximité de Narcisse. Son corps est dénudé et appuyé contre un arbre. Elle regarde Narcisse avec un visage affligé car celui-ci l'ignore.
 


Résumé de l'extrait du poème d'Ovide, les Métamorphoses, consacré à la relation entre Echo et Narcisse : dans les Métamorphoses, la jalousie de Junon (Héra) sans cesse trompée par son époux Jupiter (Zeus) est abondamment décrite. Plusieurs fois sur le point de le prendre en faute, elle est distraite par Echo qui l'entraîne dans d'interminables conversations. Quand elle comprend le rôle joué par Echo, Junon, en colère, condamne la nymphe trop bavarde à perdre la parole : il lui sera seulement possible de répéter les derniers mots qu'elle vient d'entendre. La nymphe Echo rencontre Narcisse et en tombe amoureuse mais celui-ci la rejette. C'est pourquoi, dévastée, elle s'est cachée dans une grotte où elle s'est consumée de douleur, jusqu'à ce qu'il ne reste que sa voix. Némésis, la déesse de la vengeance, a puni Narcisse pour son attitude envers Echo en faisant en sorte qu'il tombe amoureux de sa propre image reflétée dans une source, se consumant d'amour pour lui-même. A l'endroit où il est mort, a poussé la fleur qui porte son nom, le narcisse.